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Rituel du fauconnier: étude des dimensions cognitives et spirituelles de la fauconnerie scandinave préchrétienne

Rituel du fauconnier: étude des dimensions cognitives et spirituelles de la fauconnerie scandinave préchrétienne


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Un rituel de fauconnier: une étude des dimensions cognitives et spirituelles de la fauconnerie scandinave préchrétienne

Par Karyn Bellamy-Dagneau

Thèse de maîtrise, Université d'Islande, 2015

Introduction: En 2012, l'UNESCO a inscrit la fauconnerie sur sa Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, une considération qui se fait attendre depuis longtemps. En effet, là où les liens historiques entre les humains et les chiens et les chevaux, par exemple, sont bien connus, la coopération initiée entre l'homme et les oiseaux de proie est comparativement moins reconnue - du moins dans notre monde occidental moderne.

La fauconnerie est une pratique qui a eu un impact historique sur l'humanité, une pratique bien sûr différente, mais complémentaire de celle des chevaux et des chiens. Cependant, les oiseaux de proie sont très différents des espèces de mammifères, et leurs différences imposent des limites et des possibilités dans notre interaction avec eux. Ils restent des animaux sauvages qui ne peuvent être ni apprivoisés ni domestiqués, ce qui signifie qu'ils sont acquis à partir de leur habitat naturel.

Avant que la période de formation ne commence correctement, ils doivent s'habituer aux humains, ce que l'on appelle «manning». Leur formation leur inculque des comportements qu’ils n’adopteraient normalement pas dans la nature, comme chasser de plus grosses proies. Parfois, à la suite de l'effectif, un lien fort avec leur propriétaire humain se forme. Ils constituent par ailleurs une responsabilité de maintenance élevée qui peut facilement submerger les personnes qui manquent de temps, de moyens, d'espace et de dévouement.


Et pourtant, malgré tout cela, les oiseaux de proie sont des bêtes primitives dans leur noyau. Si l'occasion se présente, ils retourneront dans la nature, là où ils se reproduiront le mieux. Ceci impose forcément des contraintes dans leur acquisition et dans la gestion de leur nombre. Ce bref résumé explique brièvement pourquoi les oiseaux de proie ne sont pas des compagnons aussi célèbres des humains que les chiens et les chevaux. La relation qui émerge entre les rapaces et l'humanité est essentiellement personnelle, par opposition à sociale, et elle est également temporaire. En effet, contrairement aux chiens et aux chevaux, les faucons ne sont pas gardés à vie. Ils sont finalement libérés. La fauconnerie n'est pas tant une chasse réussie que la réussite d'un vol, qui est le résultat direct du processus d'entraînement. La fauconnerie est donc quelque chose qui se pratique. C’est la capacité de l’humanité à exploiter avec succès et temporairement la nature, uniquement pour la libérer, sans altérer sa nature innée.

Image du haut: Fauconniers à cheval de «De arte venandi cum avibus», 1240-1250.


Voir la vidéo: Fauconnier, tonnelier, viticulteur, 3 métiers, 3 passions, à partager dans Histoire de se balader (Juin 2022).


Commentaires:

  1. Toran

    Vous n'êtes pas correcte. Je suis sûr. Je propose d'en discuter. Envoyez-moi un courriel à PM.

  2. Leodegraunce

    Je vous félicite, votre pensée est très bonne



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